Frances Ha, le film tranche de vie que l’on aime

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Frances Ha, une jeune danseuse de 27 ans, qui donne aussi des cours de danse s’interroge sur son avenir alors qu’elle n’est toujours pas titulaire dans sa troupe. Elle rentre dans une longue introspection au grès de ses rencontres d’une colocation à l’autre, de jobs d’étudiants à un autre, qui la mènent même à Paris sur un coup de tête.

Le portrait d’une génération ni adulte ni adolescente

 

Le film pose une question très simple : Qu’est-ce qu’un adulte ? Est-ce que c’est se connaître et savoir ce que l’on désire pour son avenir, ou acheter un appartement et faire des enfants ? A une époque ou des étudiants créent des entreprises et deviennent millionnaires, à une époque où les pères de 40 ans font du skate avec leurs enfants, la question se pose évidemment.

Frances s’inscrit dans cette génération en quête de sens et elle a le mérite de ne pas lâcher, ce qui nourrit largement l’intrigue. Elle rate elle hésite bien sûr mais garde un cap qu’elle ne connaît pas pour trouver sa voie à la fin.

Dans une jolie scène Sophie—sa meilleur amie, son miroir, celle qu’elle aime le plus au monde—se confie à elle alors qu’elle est ivre. Elle lui avoue qu’elle est malheureuse à Tokyo, qu’elle ne souhaite plus se marier ni vivre avec son fiancé. Puis le lendemain, alors que Frances dort, elle reprend le contrôle et fais comme si de rien n’était, comme si elle ne venait de dire sa vérité à haute voix.

Un vrai film chronique

 

Le film chronique a souvent mauvaise presse. Cela parce qu’il s’agit de raconter la vie d’un personnage sans qu’il ne lui arrive quelque chose de particulier. S’il ne se passe rien dans la vie du personnage, s’il ne s’agit que de le montrer qui s’ennuie ou dans la banalité de la vie alors l’intérêt du spectateur est difficile à mobiliser.

frances-ha-running Greta Gerwig

 

Or Frances Ha, ressemble plutôt à un roadmovie sans voiture. Frances est toujours en mouvement, entre deux jobs entre deux appartements. Les rencontres occasionnées nourrissent sa recherche intérieure jusqu’à ce qu’elle trouve ce qu’elle désire profondément.

 

 

 

Noah Baumbach, le nouvel Hollywood

 

Noah_Baumbach_Cannes_2017

 

 

 

 

Issu du cinéma indépendant américain, comme son ami Wes Anderson, il signe des films bien écrits et bien réalisés, dans la tendance du nouvel Hollywood. Le coût relativement faible de ses productions lui permet d’avoir une grande liberté artistique et donc de signer des films personnels et novateurs.

Distribution

 

Greta Gerwig (V.F. : Maia Baran) : Frances Halladay

Mickey Sumner (V.F. : Valérie Muzzi) : Sophie

Adam Driver (V.F. : Sébastien Hébrant) : Lev

Michael Zegen (V.F. : Grégory Praet) : Benji

Patrick Heusinger : Patch

Justine Lupe : Nessa

Juliet Rylance : Janella

Maya Kazan : Caroline

Lindsay Burdge

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